Association reconnue d'intérêt général, le Cercle Algérianiste dispose avec ses 36 cercles locaux et ses milliers d'adhérents, d'une forte implantation nationale. Il est l'une des associations les plus représentatives de la communauté des Français d'Afrique du nord et a compté parmi ses présidents d'honneur, des personnalités aussi éminentes que Jean Pomier, Paul Belmondo, le Général Edmond Jouhaud ou le Bachaga Boualem.

Le Cercle fut créé le 1er novembre 1973 par une dizaine de jeunes Pieds-Noirs désireux de faire survivre une province française disparue géographiquement, mais toujours vivante dans la mémoire d'un peuple d'un million d'âmes, une culture originale née au carrefour des différentes civilisations qui firent l'Algérie, une histoire, une langue en gestation, une façon d'être.
Cercle, car fondé sur la fraternité et la solidarité, mais aussi soucieux de faire connaître, et d'exprimer sa pensée.
Cercle, enfin, pour rassembler celles et ceux que l'Algérie continue de passionner par delà les divisions artificielles.
Algérianiste, le mot n'est pas nouveau. Il fut inventé en 1920 par Jean Pomier et Robert Randau, écrivains français d'Algérie qui s'attachèrent à définir les premiers contours de cette culture naissante.
Si le terme "Pieds-Noirs" demeure le plus usité pour désigner l'ensemble de notre communauté et doit rester l'étendard dressé face aux vents néfastes de l'histoire, l'expression "Algérianiste" apparaît comme un qualificatif de militantisme, de volonté et d'autonomisme culturel.
En revanche, le terme impropre "rapatriés", qui dilue toute identité, doit être définitivement rejeté. Il appartient de toutes façons au passé et ne peut convenir à ceux qui ont choisi de regarder vers l'avenir...
Parce que nous aimions l'Algérie, et parce que nous aimions filialement la France qui nous avait aidé à transformer et à lui garder cette Algérie, dont elle ne voulait plus tout à coup...
Parce que nous avions vingt ans et que nous avions foi en la victoire, que nous étions forts dans les combats triomphants et solidaires dans les revers, l'exil et les prisons...
Pour protester contre l'histoire officielle de la présence française en Algérie, telle que la présentent ceux là mêmes qui nous ont acculés à l'exil.
Pour approfondir notre connaissance du passé algérien, afin de mieux nous connaître encore, et de redécouvrir l'originalité de la culture qui se faisait jour en Algérie.
Pour redonner une vigueur nouvelle à la communauté "Algérie Française", et pour retremper notre foi.
Pour sauvegarder de l'oubli et du néant notre passé magnifique et cruel.
Créée en 1975, c'est l'organe d'expression du cercle. Chaque trimestre, cette revue propose à ses 10000 lecteurs plus de 140 pages d'articles sur l'histoire, la littérature, les arts, la vie de l'Algérie Française. Des universités, des bibliothèques, des journalistes, des associations françaises et étrangères y sont abonnés.

Lancé en 1992, afin d'encourager le 7eme art à s'intéresser à l'épopée de l'Algérie française, injustement oubliée, décriée, et caricaturée, cet évènement rassemble, en alternance avec le congrès national, plusieurs milliers de cinéphiles auxquels il propose des oeuvres audiovisuelles souvent méconnues consacrées à l'Afrique du nord. En outre, un "Palmier d'Or" est décerné aux oeuvres d'amateurs les plus originales. Nous voulons montrer la qualité et l'importance des équipements et infrastructures de tous ordres développés durant les 130 années de notre présence sur cette terre. Une oeuvre exemplaire qui a façonné l'Algérie la marquant à tout jamais de notre passage. Nous voulons également illustrer notre mode de vie là bas : Fêtes de villages, pèlerinages, fêtes sportives ou scènes de la vie quotidienne.
Plus de 4000 conférences ont été présentées dans toute la France par le Cercle Algérianiste depuis sa création, (120 à 150 par an), sur des sujets aussi bien littéraires, artistiques, historique que d'actualité. Outre l'enrichissement qu'elles apportent à nos connaissances, elles favorisent les rencontrent avec des conférenciers de qualité, ainsi que les échanges par les discussions qu'elles suscitent.
Réalisée par le Cercle d'Aix en Provence, cette série d'albums entraîne le lecteur sur les traces du héros Guillaume Dieudonné dans l'Algérie des pionniers. Elle constitue un moyen original de découverte de l'histoire de la présence française en Algérie.

Chaque année, le Cercle Algérianiste remet deux prix :
Créé à l'initiative du Cercle de Narbonne, le Théâtre Pieds-Noirs, (TPN), se consacre à l'interprétation du folklore et du répertoire de la province perdue, (G. Baïlac, E Brua...). Des tournées sont organisées dans toute la France, jusqu'en Guadeloupe.
Ce centre dispose d'une bibliothèque contenant des ouvrages et des documents d'un grand intérêt historique, de très nombreuses cartes postales attestant de la vie des villes et des villages d'Algérie, ainsi que de l'œuvre civilisatrice de la France. Les chercheurs et les étudiants français et étrangers trouvent ici matière à leurs travaux et ont déjà réalisé des thèses en utilisant la documentation du centre. Des centres de documentation fonctionnent également au sein des cercles locaux.

Il complète le centre de documentation. Il contient des pièces rares rappelant l'œuvre française : Médecine, éducation, agriculture, industrie, armée d'Afrique, etc...

Ces deux organismes, parties intégrantes du Cercle Algérianiste, ont été créés par le Cercle de Perpignan.
Elles retracent la vie, l'œuvre et l'histoire de la France en Algérie. Organisées sous l'égide des cercles locaux, elles sont itinérantes et ont vocation à être présentées au public le plus large, notamment en milieu scolaire.
Il réagit avec promptitude et précision aux attaques injustifiées, graves, calomnieuses, dont la communauté des Français d'Algérie en général et Algérianiste en particulier, sont les cibles. Il révèle les erreurs d'une certaine interprétation de l'histoire. Il bénéficie des compétences de juristes et de spécialistes des questions intéressant notre communauté, (Harkis, archives, "19 mars", manuels scolaires, etc...).
Le Cercle Algérianiste de Lyon compte environ 300 adhérents. Il relaie, au niveau régional, les objectifs définis par le Cercle National et développe dans le même esprit, des actions culturelles au travers des conférences auxquelles assistent régulièrement 90 à 120 personnes, selon un rythme minimum de 6 par an.
Ces conférences traitent de tous les aspects culturels et artistiques de l'histoire vécue en Afrique du nord et au Sahara. Elles contribuent à faire connaître les études, travaux, articles, textes littéraires permettant d'approfondir la connaissance de la présence française en Algérie et d'en sauvegarder ainsi le patrimoine culturel.
Extrait du programme de conférences
Par ailleurs, le Cercle de Lyon a établi un relationnel de qualité avec le monde de l'université qui amène étudiants ou chercheurs à utiliser les ressources de sa bibliothèque riche de plus de 1900 ouvrages et revues, dont beaucoup sont rares. Cette bibliothèque est constamment enrichie et informatisée.
Au delà des réunions fonctionnelles, inhérentes à son statut d'association régie par la loi de 1901, le Cercle Algérianiste de Lyon participe aux cérémonies commémorant les évènements qui firent l'histoire de l'Algérie Française, évènements dont certains furent tragiques et constituent notre devoir de mémoire : Fusillade de la rue d'Isly le 26 mars 1962, tragédie d'Oran le 5 juillet 1962.
De même, le Cercle de Lyon, en relation avec l'association "AJIR", prend part à la journée d'hommage national aux harkis, le 25 septembre, afin de témoigner reconnaissance et amitié envers nos compatriotes, victimes d'un véritable génocide après le 19 mars 1962.