Le rendez vous de Saint Domingue

de Jean Louis Vidal

SELECTION DE LIVRES

Le rendez vous de Saint Domingue I

1er Tome : Des Religieuses chez les Beni Haoua. (1802 – 1830) 249 pages

En janvier 1802, une révolte sévit à Saint Domingue. Aux fins de la mater, une escadre de dix vaisseaux appareille de Toulon et subit une violente tempête en Méditerranée. Un des navires fait naufrage sur la côte africaine entre Ténès et Cherchell. Trois religieuses sont à bord.

Ce tome relate jusqu’en juillet 1830, le destin de quelques rescapés ( ils ont échappé à la noyade et au massacre organisé par des pilleurs d’épave ) que la tribu berbère locale des Beni Haoua recueille en son sein. A cette date une nouvelle secoue le pays : El-Djezaïr, la capitale inexpugnable, est tombée aux mains des Français !

Ce volume évoque également les relations tumultueuses entre la France et la Régence turque, notamment la pomme de discorde que constitue le Bastion de France implanté dès le XVIe siècle sur la côte nord-africaine. Il rappelle les conflits entre pirates barbaresques et nations occidentales, celles-ci supportant de moins en moins que leurs navires soient capturés ou rançonnés et que leurs ressortissants soient réduits en esclavage.

Sur fond d’événements jalonnant l’Histoire de la Régence turque d’Alger puis des Possessions françaises du nord de l’Afrique jusqu’en 1839, le Rendez-vous de Saint Domingue relate le sort d’une femme, rescapée du naufrage du Banel en 1802 et les aventures de deux de ses enfants nés de son union avec un Berbère.

Le rendez vous de Saint Domingue II

2ème Tome : El-Djezaïr ou Alger ? (1830 – 1834) 333 pages

Dès leur arrivée à Alger les jumeaux, Meriem et Kenan, sont pris en charge par le père Zaccar, secrétaire du commandant en chef, qui deviendra leur cicérone.

La malaria et la situation internationale très tendue par moments empêchent la France de maintenir dans l’ex-Régence un effectif militaire décent. Au demeurant le gouvernement royal ne sait que faire de sa conquête.

Pas moins de cinq commandants en chef se succèdent à Alger de 1830 à 1834. Il est question un jour d’évacuation, le lendemain d’occupation restreinte … Or en renversant le Dey, la France a décapité la Régence, la privant d’autorité.

Les tribus se jettent les unes contre les autres pour régler d’anciennes querelles et assouvir de vieilles vengeances. Le pays est livré au pillage et au désordre. Dans le beylik d’Oran, les Arabes recherchent alors un homme qui fasse cesser l’anarchie et rejette les Français à la mer …

Le rendez vous de Saint Domingue III

3ème Tome : Terres et cendres. (1834 – 1839) 290 pages

« Nous laisserons l’infecte Mitidja aux chacals, aux courses des bandits arabes et au domaine de la mort sans gloire. Cette plaine est un foyer de maladies et de mort. L’assainir ? On n’y parviendra jamais ! » Général Duvivier, présent en Algérie de 1830 à 1841.

Et comme si ces lieux n’étaient pas assez mortifères, le traité de la Tafna entre Bugeaud et Abd el-Kader, au lieu d’y instaurer la paix, engendre le Djihad.

Ils sont nombreux, hommes et femmes, qui ne se laissent rebuter ni par les fièvres, ni par les bandits et encore moins par la mort sans gloire … Aventuriers, spéculateurs, aristocrates, roturiers, paysans … ils doivent apprendre à vivre en bonne intelligence avec la population locale. Les indigènes ne sont pas tous des sauvages, les immigrants ne sont pas tous des gueux. De toutes façons, la vie qu’ils endurent les uns et les autres, suffit à les racheter. Certains sont des êtres d’exception …Tous seront pris dans la tourmente de 1839.

Cet ouvrage est un documentaire et un roman. La chronique de la Régence turque d’Alger puis des Possessions françaises du nord de l’Afrique, y occupe une place prépondérante. Ce n’est pas l’œuvre d’un historien s’appuyant sur des archives ou apportant des révélations.

Compilant de nombreux ouvrages, l’auteur s’attache à exhumer une Histoire oubliée. Même si le roman n’apparaît par moments qu’en filigrane, sous-tendu par une intrigue dont l’intérêt va croissant, il est présent tout au long du livre et justifie le titre.

L'auteur, Jean Louis Vidal, est né à Alger en 1931. Aprés des études menées à Notre Dame d'Afrique, au lycée Bugeaud et à l'Université d'Alger, il occupe un poste de Maître-Assistant de Physique à la Faculté des Sciences d'Alger. Aprés 1962, il devient Maître de Conférences à l'U.E.R. de Physique de Lyon. Il est actuellement retraité.

Jean Louis Vidal est également l'auteur d'un vidéo film relatant les travaux et la vie au jour le jour dans une ferme du Sahel. En 2001, le Cercle Algérianiste, dans le cadre de son F.I.F.A.L., lui a attribué un PALMIER D'OR pour cette oeuvre, (Prix André Cosso).

F.I.F.A.L : Festival International du Film Algérianiste

NB : Ce livre ne se trouve pas en librairie. Sa diffusion est restreinte et réservée aux adhérents du Cercle Algérianiste et aux abonnés à la Revue du Cercle Algérianiste.

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