de Jean-Louis Martinez
L'auteur nous transporte "Sous le ciel bleu d'Alger" durant la période 1943/1945 qui a été cruciale tant pour la libération de la France que pour le devenir des départements français d'Algérie. Combien de Français savent aujourd'hui qu'en ces moments difficiles, la capitale de l'Algérie française était devenue celle de la France et que l'homme de Londres s'y était précipité après le débarquement allié, pour y séjourner plus d'un an, du 30 mai 1943 au 13 juin 1944 ?
Dans ce récit qui comporte une majorité de témoignages authentiques, Pierre, le personnage central nous fait découvrir la splendeur de la ville inondée de lumière et de verdure ainsi que l'oeuvre réalisée par les Français d'Algérie sur une terre inculte et désertique.
Il nous fait également partager ses inquiétudes sur les conséquences, une fois la guerre terminée, des attaques convergentes visant la présence française en Algérie, non seulement de nos ennemis, mais aussi de nos propres alliés et sur le premier éveil d'un sentiment nationaliste.
Jean-Louis Martinez , est né à ALGER, dans le quartier de Belcourt. II découvre très vite le quartier populaire européen de Bab-el-Oued où la branche maternelle de sa famille s'est installée quand les lieux étaient encore désertiques et traversés par un oued malodorant, infesté de moustiques anophèles. Déchiré, il quitte définitivement à 19 ans la terre de ses ancêtres peu après la tragédie de la rue d'Isly et la fin du blocus de Bab-el-Oued où il était terré. L'auteur est marié à une Oranaise. Il a réalisé la gouache d'Alger qui est en couverture de son livre.
Nous sommes à Alger pendant la deuxième Guerre mondiale, entre 1943 et 1945, alors que la ville est la capitale de la France combattante. Le décor est décrit avec justesse, les événements ne souffrent d'aucun anachronisme. Une famille algéroise modeste vit devant nous. Les coutumes, les attitudes, les sentiments sont bien ceux des Français d'Algérie de cette époque. Bien écrit, bien construit, ce livre est une chronique romancée convaincante qui se lit non sans plaisir.
Yves NAZ, revue "l'Algérianiste".
Format 14/21 - 320 pages - 30 Euros + port 4,50 Euros.
Éditions "MÉMOIRE DE NOTRE TEMPS"
Parc du Belvédère, Bât. F1, avenue Marius Carrieu
34080 MONTPELLIER