de Michel de Laparre

Oran. Juillet 1961 - Alors que l'abandon de la France ne fait plus aucun doute, la capitale de l'Ouest algérien, refusant de se laisser broyer par la raison d'État, entre en résistance. Une lutte féroce s'engage entre l'OAS, bras armé d'une population majoritairement européenne, d'une part, le FLN et les forces de l'ordre d'autre part.
Le père Michel de Laparre arrive dans une ville en état de siège. Il tient le journal de cette année tragique : attentats, disparitions, exode... Jusqu'à la tuerie du 5juillet 1962,journée la plus sanglante de cette guerre et nous livre le plus précieux des témoignages au coeur de cette population dans l'attente et le refus du coup fatal.
Plus de quarante ans après ces événements, il semble qu'on puisse maintenant regarder cette page d'histoire avec plus de justice et de vérité. Il est temps d'ouvrir les yeux et de voir que la honte n'était pas du côté des Français d'Algérie qui se défendaient la rage au coeur. Ils étaient plongés dans l'angoisse profonde et la désespérance que décrit si bien Camus dans La Peste... II faut rétablir la vérité historique sur cette époque si dramatique et admettre enfin l'immense responsabilité de la France.
UN DOCUMENT EXCEPTIONNEL
Prix VERITAS 1997 : "Je ne suis pas Pied-Noir, mais bien de Métropole. Je ne suis pas un homme politique puisque je suis un prêtre de l'Église catholique. Je n'ai de rancœur contre personne et ne poursuis, par la publication de cet ouvrage, qu'un seul but : rappeler à tous les hommes qu'ils sont frères et très spécialement aux Français."
C'est en ces termes, simples et véridiques, que débute le journal de Michel de Laparre de Saint-Sernin, prêtre arrivé à Oran en 1961 qui, au jour le jour, avec la sincérité d'un homme de Dieu, a élaboré un document des plus précieux sur la tragédie que vivait l'Algérie française. Cet ouvrage, bouleversant d'authenticité, constitue un précieux témoignage à transmettre aux générations futures.
Editions Page après Page
Né à Paris en 1928, le RP de Laparre a passé sa vie au milieu des jeunes. Comme professeur puis comme directeur d'une maison d'enfants que lui confiaient les DASS et les juges pour enfants.