Jean

jan 282013
 

Toute l’équipe de la  Bibliothèque vous adresse ses vœux de Nouvel An et souhaite que 2013 vous réserve le temps de venir 10 rue Bourgelat passer d’agréables moments  les jeudis après-midi où il y a toujours du nouveau et où nul ne s’ennuie…

Rappel au sujet du livre de :

Lugan Bernard – « Histoire des Berbères » (N° Invent. 2134) :

Dans le  précédent «Courrier « celui de Novembre-Décembre, je n’étais pas en mesure de vous  indiquer l’édition de cet ouvrage, la voici trouvée dans la revue « Spectacle du Monde » qui fait une excellente analyse de ce livre présent en rayon  à la bibliothèque mais que vous pouvez  aussi vous procurer directement chez  :

Prix : 29 Euros.

Dernièrement, sont arrivées à la bibliothèque deux des revues que nous suivons régulièrement :

« Secours de France » – Numéro de l’automne 2012 :

Un éditorial en l’honneur de Jeannette Bougrab, fille de Harki, ancienne Secrétaire d’État, vous y trouverez aussi un long article  en faveur des défenseurs des Harkis et deux grandes pages d’analyse de livres dont un « Manuel d’Histoire de France » destiné au Cours Moyen qui rendra les plus jeunes fiers de leur passé…. Il est bon de sentir que l’espoir peut encore être évoqué.

« Les SAS – Bulletin  Historique des Anciens des Affaires Algériennes et Sahariennes » – Numéro 38 :

Lisez y une analyse de la guerre d’ Algérie où, en une seule page, l’auteur dit tout ce que il y a à en dire. Puis dans des témoignages bouleversants,  nous retrouvons les noms de Tiaret, Frenda, Sétif, Kerrata, Mascara Périgotville, Mostaganem …, mais aussi un encart important sur « Ce que pensent … les Algériens ».

Ces deux revues font part du décès, le 5 mai 2012, du colonel Bernard  Moinet (auteur de «Ahmed connais pas» – en rayon -).

Cercle Algérianiste d’Aix en Provence – « Français d’ Algérie, l’exode et après » et « Autres voix, autres voies » (N° Invent. 2164 & 2165) :

Tableaux et textes de l’Algérie française 1830 1962» (2 fascicules).

Dans le premier, « Français d’Algérie, avant et après l’exode », les pages concrètes voire juridiques (les associations, les accords d’ Evian, les problèmes identitaires etc …) sont complétées par des évocations tendres ou douloureuses (les lieux de mémoire, les cimetières, les massacres, les prisonniers , les fusillés etc …). Il se termine par l’évocation de l’œuvre de la France et une page blanche pour que vous y notiez les meilleurs ouvrages sur l’Algérie  à conseiller, d’après vous,  à vos enfants (ed. Cercle Algérianiste  d’ Aix en Provence).

Le second de ces deux fascicules  «Autres voix, autres voies» évoque l’histoire de l’Algérie  par une suite de tableaux composés de photos de famille, de dessins et d’extraits de presse et d’auteurs attachés à l’Algérie. Les deux pages libres qui le terminent constituent un espace pour y inscrire l’histoire de votre propre famille et en font un ouvrage très attachant (ed. Cercle Algérianiste d’Aix en Provence).

Madeleine  Vialettes.

Collectif – « Le sablier de nos souvenirs » (N° Invent. 2166) :

Quelques X de la Taupe d’ Alger donnent ici leurs souvenirs : saga de la famille, enfance, études, vie  professionnelle, retraite. Avec un regard particulier d’ un X d’origine algérienne qui est devenu ministre au sein du Gouvernement algérien (ed. Roubaud Aix en Provence).

Paul Martz.

Nous remercions de nouveau le Docteur Eric Lazard pour avoir  fait don des deux livres ci-dessous :

Estival (Contre-amiral Bernard) – « La Marine française dans la guerre  d’Algérie » (N° invent. 2153) :

Dans cet ouvrage, puisé aux meilleures sources, mais qui donne également la parole aux exécutants, l’auteur répond à un devoir de mémoire longtemps attendu par les milliers de marins qui ont servi en Algérie. Du blocus des côtes aux transports des troupes et matériel des trois armées et enfin, à la participation des douloureuses évacuations, l’amiral Estival montre la Marine française
s’ adaptant à un conflit colonial essentiellement terrestre (Ed. Marines).

Hebey Pierre – « Alger 1898, La grande vague antijuive » (N° Invent.  2151) :

Après avoir lu ce livre, les enfants ou les petits-enfants de juifs algériens comprendront sans doute mieux, sans nécessairement les admettre, les rancœurs, l’amertume, la passion de la France, les silences pudiques sur l’antisémitisme de leurs parents ou grands-parents. Pierre Hebey raconte une histoire, parfois confusément, mais avec une passion, celle de se souvenir de ces années 1898-1902 qui virent déferler sur l’Algérie une vague antijuive d’une extraordinaire férocité. L’auteur ne fait cependant pas œuvre d’historien dans la mesure où la passion du sujet l’emporte sur l’analyse des faits (Ed. Nil).

Nous remercions également M. le professeur Bansillon, fidèle de la bibliothèque, pour avoir fait don du livre ci-dessous :

ASAF (Association de Soutien à l’Armée Française) – « Mémoire et Vérité Armée et Algérie » (N° Invent. 2155) :

C’est pour rappeler que l’Histoire ne peut se conjuguer qu’avec la plus grande honnêteté que l’ASAF a commis ce numéro spécial qui inspirera fort utilement les jeunes comme leurs enseignants. Alors que dans le cadre du 50eme anniversaire de la fin de la présence française en Algérie de nombreux ouvrages et magazines sont publiés et que des colloques sont organisés, dont certains sont de véritables « chef-d’œuvre » de désinformation, l’ASAF a réalisé là un document pédagogique présentant les faits dans leur contexte et selon une chronologie qui permette à tout lecteur non spécialiste, de comprendre la logique de leur enchainement et les comportements qu’ils ont générés.

Gardel  Louis – « La Baie d’Alger » (N° invent. 2158) :

Dans un roman autobiographique, c’est tout l’art de vivre d’un monde pourtant si proche de son engloutissement, que Louis Gardel ressuscite avec émotion. « Il est des livres forts, des récits captivants qui oscillent entre le romanesque de l’aventure et les vertiges de la grande histoire. Il est des romans simples, fluides, évidents. « La Baie d’Alger » est un peu tout cela à la fois. Écrit à l’encre bleu-tendre des souvenirs, sobre et classique, cet ouvrage est un édifiant témoignage historique aux accents rafraichissants de récit initiatique ». Son ALGER est celui de l’adolescence, passée aux côtés de sa grand-mère Zoé et de ses amies originales et exaltées. Louis Gardel absorbe et transmet la mémoire de toute une génération de Français d’Algérie en arrêtant toutefois son récit avant le drame sanglant des derniers mois de conflit (Ed. Points).

Denise Laurens-Berge

 Publié par à 12 h 14 min
nov 152012
 
Pancrazy Jean-Noël – « Madame  Arnoul » (N° inventaire 2146) :

Jean-Noël Pancrazy est enfant alors que son pays bascule dans la guerre. Une guerre qu’il a vu avec des yeux pleins d’innocence et qu’il raconte avec le recul d’un petit garçon qui a grandi. C’est au travers d’une rencontre que l’auteur a décidé de se pencher sur l’Algérie, une rencontre humaine, mettant en relief l’évidence de l’horreur (Éditions Gallimard 1995).

Bernadac Bernard – « Les transports de troupe français 1946-1962″ (N° inventaire 2148) :

Dans le cadre des mesures prises pour renforcer les effectifs militaires en Algérie, tous les paquebots de la  Compagnie de Navigation Maritime, la CNM, assurèrent pendant cette période d’importants transports de troupe. Pour l’année 1956, les navires de la Compagnie transportent 455000 tonnes de marchandises et 482000 passagers.

L’histoire de ces bâtiments maritimes, au nom cher à nos mémoires, comme Le Kairouan, Le Djebel Dira, Le Ville d’Alger, est retracée en images dans cet ouvrage qui est à lire comme une traversée de la Méditerranée (Éditions Marines 2006 ).

Alzieu Teddy – « ALGER » Mémoire en Image » (N° inventaire 2156) :

A travers cette sélection de lieux familiers, les Français natifs d’Alger peuvent retrouver avec nostalgie des images de leur passées. Les photos permettent d’en admirer les prestigieux témoins : grands voiliers, bateaux à vapeur, diligences, tramways électriques, les petits métiers pittoresques, tout un monde en mouvement saisi au vol par le photographe. Page après page on se surprend à flâner dans ALGER (Éditions Alan Sutton 2 000).

Stora Benjamin – « Algérie  Formation d’une nation . Impressions de voyage » (N° inventaire 2145) :

L’auteur souligne dans cet ouvrage n’avoir « jamais dissocié la mémoire du passé de l’Algérie, du Maghreb et de l’Afrique du Nord ». La lecture de ce livre prend tout son sens dans la perspective du voyage de François Hollande en Algérie en décembre prochain et nous amènerait sans doute à faire entendre notre conviction  à conclure un « partenariat stratégique » avec l’Algérie sans toutefois engager la France dans un acte de repentance pour son passé colonial (Éditions Atlantica  1998).

Général  Bigeard – « Ma vie pour la France; Le livre testament » (N° inventaire 2147) :

« Ma vie pour la France paraîtra quand je ne serai plus de ce monde. Mon ultime souhait  est que mon parcours rappelle aux jeunes générations le sens des valeurs que j’ai toujours défendues, celles qui font la grandeur d’un homme et d’un pays » Marcel Bigeard.

Dans un style dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’enrobe pas les mots dans du papier de soie, l’auteur met en lumière toute l’incohérence du pouvoir politique dans les guerres du XXème siècle gagnées sur le terrain militaire et bradées sur le terrain politique. De la deuxième guerre mondiale à la députation dans son fief de Toul, « Bruno » nous fait revivre l’horreur et le courage de Diên Biên Phu, les deux batailles d’Alger et les espoirs d’une victoire militaire menée par ses Bérets rouges dans les Aurès. Cet ouvrage est à lire et à faire lire pour mesurer combien les forces politiques de gauche ont  soutenu l’abandon de l’Indochine et de l’ Algérie sans discerner un possible et nécessaire consensus (Éditions du Rocher 2010).

Pélissier Pierre – « De Lattre » (N° inventaire 2 163) :

La plupart des biographies du maréchal de Lattre de Tassigny ont été écrites peu d’année après sa mort en 1952. Pierre Pélissier écrit celle-ci en 1998. Depuis 1952 l’ouverture d’ archives tant publiques que privées  l’a incité à faire des recherches pour une nouvelle biographie de De Lattre. Trois pages de «Sources écrites «, attestent du travail de recherche de l’ auteur ; certaines lui ont permis aussi de contester des détails et conversations cités dans des ouvrages trop proches de 1952.

Chapitre après chapitre c’ est à travers  la vie de de Lattre, son caractère, ses relations avec les autres  depuis l’école de Saint Cyr jusqu’à  son décès en passant par la Grande Guerre, le Maroc avec Lyautey, la guerre de 1940, l’armistice,  sa mise en prison, son évasion, son arrivée à Londres, à  Alger, le débarquement en Provence et la campagne qui s’ ensuivit et enfin l’Indochine que l’ Histoire se dessine. Je citerai qui nous intéresseront  plus particulièrement  ses rapports avec de Gaulle et Giraud à Alger en 1942 et  son rôle pour l’Armée d’Afrique.

Très prenant, ce livre est plus plus proche du portrait que de l’Histoire (Éditions Perrin 1999).

Lugan Bernard – « Histoire des Berbères; un combat identitaire plurimillénaire » (N° inventaire 2134) :

En s’ appuyant sur des auteurs connus dont il cite longuement des extraits, Bernard Lugan traite de l’Histoire des Berbères de la CyrénaÏque  jusque au Maroc à partir du dixième millénaire avant J. C. Les arts pariétaux, des décors de poterie montrent des analogies avec le proche orient et avec le nord de l’Europe, décors datables de environ 9000 ans av. J.C.; ils attestent des déplacement de populations vers le Sahara et expliqueraient les différents types de Berbères : des blonds et des bruns.  Plus tard le dessèchement du Sahara incitent les Berbères è s‘ installer  dans la vallée du Nil. C’est au 6e siècle av. J.C.que les Nubiens les y dominent.

Dans l’ antiquité classique, superficiellement romanisés, les Berbères se soulèvent à plusieurs reprises contre les Romains,  et au Ve siècle, résistent mal à l’ invasion des Vandales. En dehors de la zone vandale de petits états berbères se créent, les luttes sont continuelles contre l’ occupant.

Au VIIe siècle, l’histoire de la conquête de la Berbérie  par les Arabes est fragmentaire, les sources écrites sont tardives. Il est crédible que si les Berbères se convertissent à l’ Islam ils résistent à l’arabisation. Les Berbères traités comme des vaincus se révoltent. Le Kharijisme s’ étend à toute la Berbérie  ( refus de l’ autorité du califat et d’une dévolution réservée à la famille du prophète ).

Au IXe siècle, quatre principaux royaumes berbères se forment se réclamant du Kharijisme  (plus particulièrement la région de Tlemcen dont la ville est fondée en 790).

A la fin du XIe siècle, tout le Maghreb occidental est soumis aux Almoravides, Berbères sahariens qui seront évincés par les Almohades Berbères montagnards. Mais ce sont les Béni Hillal, bédouins dévastateurs, arrivant en Algérie, venant du Sinaï via l’Égypte qui arabiseront les Berbères. Au Maroc ceux-ci sont refoulés vers l’Atlas.

C’est à partir du XVIe siècle que les Berbères ne sont plus maîtres de leur destin. Au Maroc, les dynasties sont désormais arabes, l’Algérie et la Tunisie sont sous contrôle ottoman, bien que  le pouvoir d’ Alger ne put  jamais contrôler la Kabylie.

La période coloniale favorable à l’idéologie « arabo-musulmane » accentue la mise en marge de la Berbérie que la révolte de 1870 ne fait qu’accentuer. De même au Maroc sous protectorat français l’Armée française aide le pouvoir arabe en place à lutter contre les rebelles Berbères.

En 1962 le F.L.N. en place nie le rôle des Berbères en faveur de la classe arabe dans la guerre pour l’ indépendance de l’Algérie.

L’énoncé des faits ci-dessus n’est fait que  pour donner un schéma bien succinct de ce livre très très dense  complété par 22 cartes et schémas, par 6 belles photos des types berbères, par 15 pages bien utiles de bibliographie, ainsi que d’un index des noms propres, des tribus et des dynasties. Le dernier chapitre  est consacré à la «renaissance berbère» dans tous les pays où ce peuple vit (Éditions C/ l’auteur).

Pour retrouver ICI la description du livre par l’auteur…

Madeleine Vialettes

 Publié par à 11 h 26 min
juil 142012
 
Lefebvre Virginie – «E.G.A. : le personnel d’ une grande entreprise d’ Afrique du Nord.  1947-1962» (N° inventaire 2125) :

L’E.G.A. (Electricité et Gaz d’Algérie) est créé en 1947 pour transférer à la nation des activités électriques et gazières (production, transport, distribution, importation, exportation) . Pour ce rôle l’E.G.A. était donc une grosse entreprise dont le texte précise le fonctionnement et la situation du personnel. Sept ans après sa création l’E.G.A. doit faire face aux conditions imposées par la guerre d’Algérie : in fine textes d’intervews. (Mémoire Universitaire  Paris IV Sorbonne 2003). Un  document en prêt personnel : «l’E.G.A. en 1960»  complète ce mémoire.

Michel-Chich Danielle – «Lettre à Zorha D. (N° Inventaire 2121) :

Lors de l’attentat à la bombe au Milk Bar d’Alger l’auteur a 10 ans, elle a une jambe arrachée et sa grand-mère tuée près d’elle. Elle arrive en France en 1962 avec peu de souvenirs.  Ce n’est qu’alors, dit-elle, qu’elle commencera «à vivre». Etudiante, mère de famille, elle écrit son histoire tardivement. Elle connait la carrière de Zorha Driff, sénatrice, Vice-présidente du Conseil de la Nation, elle ne l’absout pas mais ne la considère plus comme une terroriste et expose  sa propre enfance comme celle d’une autre. Ed. Flammarion 2012.

Delaneau Jean – «Les chemins de la mer» (N° Inventaire 2131) :

Roman dans la chronologie de la fin de la guerre d’Algérie (1961-1962) . Certains personnages sont imaginaires, l’auteur se devine sous les traits de l’un d’entre eux. Professions, aventures, identités aboutissent à une unité de lieu : Oran. Bien que «roman» ce livre est une «visualisation d’une guerre absurde vouée à l’échec». Ed. La Simare 2012.

Anonyme – « L’Algérie art et histoire » en relation avec les expositions « l’Algérie en héritage » (N° Inventaire 2136) :

Remarquable petit opuscule édité en 2003 (épuisé) par l’I.M.A. (Institut du monde Arabe). C’est un parcours de l’histoire de l’Algérie vue sous l’angle de l’art, de l’antiquité au début du 21e siècle, longue période mais structurée par des chronologies très détaillées.

  1. Du paléolithique au Vème -VIIème siècle, illustré par des outils en silex, des  poteries à décor géométrique, le buste en bronze de la déesse Afrique.
  2. De 660 à 1830 : photos de vestiges de l’époque romaine, conquête arabe, occupation turque : photos d’architecture.
  3. De 1830 à 2003 : les peintres orientalistes (Delacroix, Chassériau, Girardet, Fromentin pour terminer par les peintres Algériens contemporains.
Benkemoun Brigitte – « La petite fille sur la photo ; la guerre d’Algérie à hauteur  d’enfant » (N° Inventaire : 2135) :

Journaliste, Brigitte Benkemoun a choisi de donner la parole à l’enfant qu’elle était pendant « les événements » et l’exil des Français d’Algérie. Elle part à la recherche de ses racines pour retrouver des noms, des lieux. Elle fait appel à des témoins. Elle rencontre des acteurs de ce drame partagé par tous au-delà du clivage sociétal et religieux. Dans ce voyage initiatique elle découvre que les adultes, les parents, sont et resteront jusqu’à leur mort, des déracinés. Qu’ils vivent à Bordeaux, Lyon, Lille ou Paris, ils restent pour toujours d’Oran, d’Alger ou de Tlemcen !  Les «oubliés de l’Histoire» retrouveront dans ce récit, un peu de leur vie. Cinquante années après, l’auteur ne cherche pas tant à expliquer les faits qu’à retrouver l’empreinte des souvenirs dans son être profond pour mieux découvrir « d’où elle vient. »  Ed. Fayard.

Pouget Jean – «Bataillon R.A.S.» (N° Invent. 21043) :

Du Djebel Dokrane au Djebel Amour, en croisant l’assaut de la côte 1313, le commandant Jean-Marie, alias Jean Pouget, tente de révéler ce que recouvre la pudique formule « RAS. » dans les dépêches d’état-major en période de conflit. Dans ce livre est relatée la vie d’un Bataillon «le plus pouilleux des bataillons d’infanterie», composé essentiellement de rappelés qui, avec la venue d’un chef de corps dynamique, ne ponctuera plus ses comptes-rendus radios et écrits d’un laconique « R. A. S » !  En effet il va être entraîné, enchaîné drill sur drill, opérations sur opérations, pour lutter contre les fells (ou HLL). Le jeune commandant Jean-Marie apporte son acquis indochinois dans cette guerre d’Algérie, et dépouillé de toutes ambitions de carrière, il acquiert sur ses hommes une telle emprise qu’il les entraînera irrésistiblement derrière lui vers une grande aventure d’Homme. Fatalement ce courageux chef militaire sera amené à l’action politique qui le conduira logiquement à prendre part au mouvement du 13 mai 1958. Ed. Presse de la Cité décembre 1983.

Otto Bus – « Moi et Augu Histoires Bônoises » (N° Invent. 2140) :

Il s’agit là du meilleur recueil d’histoires bônoises écrites par le plus célèbre bônois Fernand Bussutil qui fit les délices des premières émissions de « télé » sur France V… là-bas ! Toutes ces histoires vous feront « mourir de rire ».

Vircondelet Alain – «Maman la Blanche» :

Hommage sur mesure de l’auteur à sa mère , sorte de saga d’un amour devenu légende. Tendresse, guerre, parfum, se mêlent à l’exil et à la peur. Ed. Albin Michel  1981.

Randau Robert – « Isabelle Ebeerhart; notes et souvenirs » :

Adepte de l’Islam elle s’installe à Bône avec sa mère en 1897 puis vit plusieurs mois en nomade après la mort de celle-ci. De nationalité russe, elle devient française par mariage avec un musulman de nationalité française. Reporter de guerre à Aïn Sefra, elle y périt dans une inondation. (Ed. Typo-Litho & Carbonel 1945).

Terracini Jeanne – «Si bleu le ciel, si blanche la ville» :

Amie de Jules Roy et d’Albert Camus, l’auteur fait revivre sa jeunesse algéroise nourrie par le souvenir d’un grand-père qui vécu la prise d’Alger et ceux d’un père qui connut la transformation de la ville en cité européenne.  Scènes de la vie quotidienne, site, senteurs s’y mêlent . (Ed. Buissière 1996).

Hennemont Dominique – «Le sabre de l’ Islam» :

Les  personnages, et les circonstances sont inventés dans ce roman traitant de trahison, de désertion, et de guerre dans le désert.  Assez bien écrit. (Ed. Givors Martel 1952).

 Publié par à 20 h 28 min
juin 072012
 
Soncarrieu Roger – « Vérités oubliées de la guerre d’Algérie » (N° d’inventaire 2129) :

L’ouvrage de M. Soncarrieu, un de nos amis lyonnais, aurait pu être justement titré « Indignez-vous ! ». En effet l’auteur, qui n’est pas Pied-noir mais a passé en Algérie des années décisives pour lui, comme officier et administrateur, livre ici les cris de révolte d’un honnête homme contre toutes les contre-vérités, déformations, vues à sens unique que les médias et les hommes politiques prodiguent depuis des années ; et surtout en cette année du cinquantenaire de l’abandon des harkis et des Pieds-noirs par la France.

Fait essentiellement de lettres envoyées aux responsables de chaînes d’informations, aux responsables politiques pour protester contre telle décision ou contester telle émission ou film – lettres  qui sont restées souvent sans réponse, ou ont reçu des réponses dilatoires et lénifiantes –, ce livre s’ouvre sur une triple dédicace et une préface d’espoir, et il contient aussi des archives passionnantes, tels le message de Pierre Sergent le 22 avril 1981 ou l’interview de Jacques Soustelle en 1961.

La passion qui anime Roger Soncarrieu et soutient son combat depuis des années est un exemple pour tous et nous touche particulièrement, nous qui la partageons : ne pas abandonner, ne pas accepter le mensonge, protester sans relâche, même si l’on a l’impression de « crier dans le désert ». La vérité, devons-nous croire et espérer, finira par vaincre. ». (éd. Dualpha, coll. Vérités pour l’Histoire) Rappelons pour finir que notre bibliothèque possède trois autres ouvrages de M. Soncarrieu, qui comme celui-ci nous ont été aimablement offerts par lui : « Guerre d’Algérie : j’en ai assez », « Ma vérité sur la guerre d’Algérie » et « Par-delà les djebels ; SAS ».

Tournoux Raymond, – « Secrets d’état » (N° d’inventaire 2130) :

Dans ce livre écrit en 1960, Raymond Tournoux, dont la qualité de l’information et le souci d’honnêteté sont reconnus, mais qui a terminé son livre avant l’indépendance de l’Algérie, raconte la fin de la guerre d’Indochine, avec la tragédie de Dien-Bien-Phu et la guerre d’Algérie jusqu’à 1960 – puisqu’il n’a pas attendu la fin de cette seconde tragédie pour en livrer les « secrets » ; cet inachèvement, si l’on peut dire, permet de voir l’ambiguïté de l’attitude de de Gaulle, en 1959, et aussi aussi le flottement de l’auteur à ce moment : il reconnaît que le général de Gaulle affirme encore que l’Algérie restera française, mais qu’il avoue en privé que l’indépendance se fera, tout en pensant peut-être qu’elle se fera sans rupture. R. Tournoux ne cessera jamais d’être gaulliste, mais ici se lit une confiance que les événements démentiront cruellement, deux ans plus tard…

Ceci dit, la précision, l’exhaustivité même des faits relatés sont impressionnantes, qu’il s’agisse de la bataille de Dien-Bien-Phu, des événements qui aboutirent au 13 mai 1958, de l’exercice du pouvoir par le nouveau Président du Conseil. L’auteur qui revendique la seule ambition de « comprendre » et qui place en tête d’un de ses chapitres l’affirmation suivante : « Sans haine et sans affection, sans souci de plaire ou déplaire dès l’instant que la vérité est respectée », permet effectivement de prendre la mesure du trouble et des dangers auxquels notre pays se trouva exposé après-guerre, des épreuves que furent les conflits de décolonisation et du désarroi dans lequel ils plongèrent l’armée et aussi les populations.

Que nous ayons l’impression cinquante ans après l’indépendance de l’Algérie, quand les pays décolonisés ont eux-mêmes subi et infligé des souffrances extrêmes (au Vietnam comme lors de la guerre civile algérienne qui fut d’une rare cruauté, renouvelant les cruautés contre les Français d’Algérie et les Harkis, sans oublier les innombrables déchirements de l’Afrique subsaharienne), que nous ayons l’impression que les plaies n’ont pas été débridées, les comptes apurés, les vérités dites, n’est sans doute pas étonnant. Cet ouvrage, bien qu’ancien, est utile pour prendre la mesure de ces années cruciales. (Ed. Plon).

Vidal-Bue Marion – « Villas et palais d’Alger du XVIIIème siècle à nos jours » (N° Inv. 2127) :

(L’Algérianiste n° 137 p.130) Magnifique livre d’art à l’égal de ceux déjà publiés par Marion Vidal-Bué sur la peinture en Algérie. Grâce à des documents privés, souvent inédits nous allons de la ville à la Mitidja, passant de palais de riches pirates, aux villas d’»hiverneurs» anglo-saxons» villas de campagne et grands domaines. Cette architecture reste un témoin de l’histoire de l’Algérie avant qu’elle ne devienne française. L’ensemble est illustré de 387 reproductions de tableaux en couleur, souvent pleine page et de photos. Les documents consultés permettent à l’auteur d’ exposer l’histoire de l’édifice , les modifications subies, la description de l’environnement, la succession des propriétaires.

Des photos de jardins, de fontaines, celles d’intérieurs et d’objets en montre, rendent l’édifice plus intime. Certains sont restés entre les mains de familles arabes très rapidement ralliées à la France en 1830 et ont gardé intact leur caractère d’origine. Vous les découvrirez peut-être pour la première fois, jadis passant devant sans les remarquer et en reconnaîtrez d’autres restés pour vous des souvenirs personnels.

La beauté rend heureux mais aussi la passion dont Marion Vidal-Bué  a fait preuve en sélectionnant les oeuvres reproduites et en les commentant avec perfection. (Nous glissons dans la couverture intérieure du livre les titres des ouvrages en rayon traitant aussi de ce sujet et que ce dernier livre d’art complétera parfaitement). Editions Place des Victoires 6 rue du Midi 75002 Paris.

Bensadou Georges – « Beaucoup d’entre vous ont en mémoire les brillantes conférences que nous fit cet ami, président honoraire de la Cour d’Apppel de Riom.  Aujourd’hui, Georges Bensadou, malgré sa santé déficiente nous adresse trois articles très documentés sur la religion musulmane. » (N° Inventaire  2138) :
  • «La seule religion révélée par Dieu selon les musulmans»,
  • «Des notions de «pur» et «d’impur» selon la religion musulmane»
  • «La loi religieuse de l’ Islam et la notion de «voie droite menant le croyant au paradis».

Ces articles ont l’avantage d’établir, dès la première lecture, des notions simples et claires, les raisons pour lesquelles les musulmans sont fiers d’avoir été choisis par Dieu «pour recevoir son vrai message», pourquoi ce message est le seul vrai,  ce qu’ils doivent faire pour suivre «la voie droite» qui les mènera au paradis et «la croyance en la lutte ordonnée par Dieu pour combattre les impurs  c’est à dire les occidentaux». Ces textes clairs sont confirmés par de très nombreuses références à des ouvrages traitant du sujet et surtout par  le choix des sourates du Koran. N’hésitez pas à emprunter, en même temps, un koran  (en rayon) les  sourates dont G. Bensadou donne les références justifient son texte. Ce sont des connaissances très utiles dans les temps que nous vivons.

Midi Libre – (journal) des pages « spéciales rapatriés » parues cette année (N° Inventaire 2139) :

Un ami a eu la gentillesse de nous transmettre l’édition «spéciale rapatriés  du journal «Le Midi libre» , une douzaine d’articles tous spécifiques du retour des Français d’Algérie. Je cite quelques titres : «132 ans sur l’autre rive» (entretien avec J.P. Elkabbach) ; «Batna avant la tempête»  ; «Appelés on étaient des pions» (par un appelé de Lunelle) ; «Heures noires, Oran, l’ultime témoignage du directeur de l’aérodrome débordé par les départs» ;  «On a du se bagarrer» (en métropole les rapatriés doivent reprendre pied) Ces quelques titres montrent enfin que,  toute la presse n’est pas aveugle.

Gros Camille (Docteur) – « Compte rendu service médical de «l’ambulance» établie au Hamma (Alger) pendant l’épidémie cholérique de 1866″ (N° Inventaire 2128) :

Ce terme d’«ambulance» désigne un service hospitalier créé pour éviter la réception  des cholériques à l’hôpital civil et éviter ainsi la propagation de cette maladie. Les convalescents étaient ensuite évacués sur l’ hôpital civil. L’ intérêt de ce rapport sur les bienfaits médicaux apportés dès le XIXème siècle est complété par son exposé sur les divers moyens thérapeutiques employés (Ed. Alger Typographie Duclaux 1867).

Otto Bus (texte), Rosso R. (dessin) – « Histoires bônoises » (N° Inventaire 2140) :

Le titre se suffit à lui-même : Vous aurez à la fois l’accent, le vocabulaire, les caractères, l’ambiance, la ville, la plage et les environs  dans une suite d’anecdotes plaisantes illustrées par R. Rosso.

 Publié par à 18 h 07 min
mai 102012
 
Fontaine Pierre – « Abd-El-Krim, origine de la rébellion nord-africaine » (N° inventaire 2126) :

Pierre Fontaine, essayiste et romancier, auteur de nombreux livres, s’est particulièrement intéressé à l’Afrique du Nord, qu’il connaissait bien et s’est attaché dans plusieurs ouvrages à étudier les enjeux du pétrole tout comme les luttes de la décolonisation. En 1958, le Maroc devenu indépendant et le conflit algérien déjà commencé, il s’attache à la figure devenue légendaire en Afrique du Nord, d’Abd-el-Krim, chef berbère du Riff, issu d’une vieille famille : c’était un homme complexe, intelligent et valeureux, que la France ne sut pas s’attacher alors qu’il n’avait au départ que sympathie ou du moins respect pour elle, à l’opposé de son hostilité constante – que l’auteur justifie – envers les Espagnols. Sans entrer dans le détail des événements, des actions, tentatives et échecs diplomatiques, des luttes armées et des revers et succès dans chaque camp, retenons la clarté du récit alors que l’écheveau est particulièrement embrouillé et que d’autre part,  en dehors de l’Espagne et de la France, parties prenantes, les Anglo-Saxons, l’Allemagne, même l’Union Soviétique jouaient leur jeu, étant donné l’importance stratégique du Maroc et les ressources minières du Riff. L’auteur qui a rencontré des protagonistes des événements et dispose d’une vaste documentation, ne cache pas des jugements sévères sur la politique française, pointant ses fautes, incriminant son manque de sagesse mais espérant encore, en 1958, qu’elle pourrait tirer la leçon de ses erreurs en Afrique du Nord.  (Les Sept couleurs).

Jordi Jean-Jacques – « Un silence d’état, les disparus civils européens de la guerre d’Algérie » (N° inventaire 2120) :

Un ouvrage qui ne peut se lire sans émotion, crainte et pitié, tant la tragédie algérienne se clôt ici dans le sang et les larmes. Pourtant l’auteur, historien, spécialiste des migrations en Méditerranée aux XIXème et XXème siècles, de l’Algérie, de la colonisation et de la décolonisation, reconnu en France et à l’étranger, mène une recherche dépassionnée, étayée de documents nombreux aussi bien que de témoignages ; il a pu consulter, par dérogation avant l’ouverture légale des archives (soixante ans) toutes les sources françaises et affirme dès l’introduction sa volonté de mener un travail « scientifique », seul à même d’établir une réponse historique à la question des disparitions, qui hante la mémoire des Pieds-Noirs et reste absente de la mémoire « officielle ». Son propos est clair, parfaitement mené (voir la table des matières), minutieusement justifié. Il apparaît que loin de se limiter à la fin des hostilités, les enlèvements ont eu lieu dès 1955 et le sort des disparus est le plus souvent ignoré ; évidemment entre les accords d’Evian et l’indépendance on assiste à une « accélération des événements ». Dans cette période comme dans la suivante, après l’indépendance, les restes retrouvés de personnes enlevées attestent du côté des Algériens, une pratique quasi systématique des sévices. A la torture s’ajoute le viol des femmes et même dans certains « hôpitaux » l’utilisation des prisonniers comme donneurs de sang. Le chapitre sur les « événements » d’Oran (26 juin-8 juillet 1962) est particulièrement éprouvant pour le lecteur : la responsabilité dont le général Katz a tenté de s’exonérer dans un livre, est solidement établie, de même que le déchirement de militaires obligés d’obéir à leur hiérarchie (ce qui n’a pas empêché des actions de sauvetage individuelles). Mais après l’indépendance et jusqu’à la fin de 1962 loin de s’arrêter, les enlèvements, pillages, violences se multiplient : ce troisième temps des « disparitions » et « exactions » est selon J-J. Jordi « le plus important en nombre. » Il s’agit de faire partir tous les Européens et les faiblesses, hésitations, dénégations du gouvernement français, son inaction malgré quelques tentatives, sont parfaitement mises en évidence, bien que les informations n’aient cessé de parvenir, y compris par des légations étrangères ; de même que le mur  de silence qui par la suite a entouré cette question, laissant aux associations de rapatriés le soin de la mémoire. L’auteur termine sur l’initiative du Mur des disparus de Perpignan, suscitée par un comité de pilotage dont le Cercle algérianiste est partie prenante : il émet quelques réserves sur les chiffres et la procédure, mais conclut que cette action « pointa du doigt l’absence d’une politique mémorielle nationale de la part des gouvernements depuis 1962 » Politique que les rapatriés d’une part et les historiens d’autre part, ont finalement réussi à fissurer.  (Ed. Foteca 2011).

Voisin André-Roger – « Algérie 1956-1962, la guerre des frontières sur les barrages électrifiés » (N° inventaire 2112) :

L’auteur , témoin et acteur, évoque l’édification et  la surveillance de 1956 à 1962 de deux barrages électrifiés  sur les frontières de l‘ Algérie avec le Maroc et la Tunisie destinés à empêcher la pénétration massive  en Algérie des  troupes du F.L.N. en instruction dans ces pays voisins et à interdir les livraisons d’armes au profit du F.L.N. Sur la frontière Marocaine 1150 km de haies électrifiées, 2600 km de réseau barbelé, 19 postes radar ; sur la frontière tunisienne le barrage, bénéficiant de l’expérience marocaine  est perfectionné en 1959 ( nouvelle ligne Challe). L’étude des régions frontalières, l’organisation du F.L.N. en Algérie au Maroc et en Tunisie, les combats livrés, le quotidien des troupes françaises sur ces barrages prouvent leur totale efficacité.   (Ed. Presses de Valmy).

Coutelier A. – « E.G.A., les réalisations françaises en Algérie  1948-1962 : Le barrage d’Erraguène sur le Djendjen supérieur » (N° inventaire 2124) :

Ce  recueil  rappelle les problèmes énergétiques en Algérie ; il expose  la géographie, les études préliminaires aux travaux  et le grand chantier. Illustré de 10 photos , de 11 dessins et schémas en couleur c‘est un document remarquable sur nos réalisations oubliées. Si vous ne l’ empruntez pas il faut le voir sur place en mémoire de tous ceux qui se sont consacrés à cette oeuvre (ed. AAA/E.G.A.).

Tamzali Wassyla – « Une éducation algérienne » (N° inventaire 2114) :

L’ auteur brosse l’histoire de l’Algérie dans la seconde moitié du XXe siècle. Le rappel de son enfance dans son opulente famille de notables, permet une bonne étude de l’emprise des traditions même dans les familles bourgeoises occidentalisées. Le français était leur langue courante qu’ils parlaient mieux que l’arabe .   En 1957 l’assassinat de son père par le F.L.N. rompt brutalement ce bonheur. Son jeune âge (14 ans) et une vie bourgeoise l’ont mis à l’abri de la guerre et elle admire les acteurs de  la rébellion malgré cet  assassinat.    Elle a 20 ans en 1962 et s’ enflamme pour une Algérie libre et socialiste ; son enthousiasme perdure malgré la nationalisation des propriétés de sa famille lors de la révolution agraire de 1972.    Désemparée par l’égoïsme cupide de la classe dirigeante et la guerre civile de 1990 elle se retire à Paris pendant la «décennie noire». Malgré les drames et l’effacement de sa passion politique c’est à Alger qu’elle revient  (1ere ed. Gallimard 2007.   Ed. Folio  Histoire 2012).

Lobel Henry – « L’honneur d’un régiment, 1er R.E.P. » (N° inventaire 2115) :

Sous la direction de Jean-Pierre TUBERGUE avant-propos de J.P. Tubergue, éditeur. 2 D.V.D. sont contenus dans la même boite que «L’album Souvenir» du Ier R.E.P.  rédigé dès 1961 par le lieutenant Lobel et réalisé enfin 50 ans plus tard. (photos, batailles (Indochine, Algérie, route du pétrole … ) Dans la nuit du 22 avril 1961 quatre généraux  prennent le comandement militaire de la ville d’ Alger. Trois jours plus tard de Gaule réussi à imposer sa politique d’ abandon. Le général Challe se rend, les troupes qui l’ont suivi font de même. Les officiers sont tous arrètés le soir du 27 avril. Emprisonnés au fort Nogent, pour prouver que le régiment n’est pas mort, ils chantent. Et ils chantent magnifiquement.   (« Le Boudin», »Contre les Viets », »la Légion marche », « Je ne regrette rien » etc…) Trois cent exemplaires en 33 tours «Souvenirs du fort Nogent» sont édités en 1961. H. Lobel les réédite aujourd’ui dans ces  2 D.V.D. sous le titre «L’honneur d’un régiment» avec de plus les paroles des chants. Dédiés au Commandant Hélie de Saint Marc. (Ed. Italique).

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